Bisevac, le guerrier serbe

bisevac

Milan Bisevac, un joueur qui donne l’image d‘un combattant, pétri de qualités. Un meneur, fort au duel physique, de la tête. Un défenseur d’expérience, qui arrive à lire le jeu de ses adversaires, qui ne lâche jamais rien. Ses proies favorites sont les attaquants adverses  qu’il garde toujours bien à l’œil et il a même  la particularité de n’avoir pris aucun carton cette saison. Si on rajoute à ça le fait qu’il puisse évoluer arrière droit, poste auquel il a été nommé meilleur joueur de L1 du mois de janvier 2012 avec le PSG, et qu’il est assez à l’aise avec la balle pour tenter des percées depuis la défense ou envoyer de longues transversales vers l’avant, on se rend compte que cet homme avait tout pour devenir un des chouchous du stade Gerland, et s’imposer comme le patron de la défense. C’est lui qui rassure, qui parle, qui encourage. Ce joueur, qui a hérité pour la première fois, depuis qu’il est arrivé au club l’été dernier, du brassard de capitaine lors du match amical au Maroc, durant la préparation hivernale de l’OL, s’est confié pour OLweb.fr.

Extrait :

J’ai toujours voulu devenir footballeur. Quand j’étais gamin à Belgrade, je partais tous les matins de chez moi à 7h avec deux sacs, un pour l’école et l’autre pour le foot. Je rentrais à 19h. Il fallait laver les affaires car je n’avais pas de change…

On comprend mieux, par cette phrase, l’acharnement qu’il démontre aux entraînements, en match, son implication dans la vie du club, son aura naturel de leader, qui inspire le respect. Son courage et sa volonté sont également deux autres vertus qu’il cultive.

C’est naturel…  La guerre en Serbie m’a donné une force…  Quand tu as vu tomber les bombes en plein centre de Belgrade, après tu n’as peur de rien… Alors la pression liée aux matchs, c’est bien de l’avoir, mais elle n’est pas gênante… Je suis un perfectionniste. J’aime quand tout est nickel. Dès fois, c’est trop, je le sais. Quand ce n’est pas le cas, je peux m’énerver grave…  Je suis un guerrier ; je ne lâche jamais.

Quand à son adaptation, il se montre satisfait et heureux de son transfert vers l’OL, avec une volonté, celle de « combattre et vaincre ». Des valeurs dont les Bad Gones, le principal kop de supporteurs lyonnais, sont fier. Leur devise lui va, en tout cas, à merveille. Même si il considère néanmoins que sont palmarès n’est pas aussi rempli qu’il le voudrait, en tout cas pour le moment…

Il  y a une superbe ambiance à l’OL… Je ne regrette pas mon choix, un super choix. L’OL reste un grand club avec un palmarès, une Histoire… Il y a vraiment tout ici… Gagner procure un plaisir immense. Mis à part avec l’Etoile Rouge, je n’ai pas remporté de titres. J’ai failli avec Lens et le PSG. J’espère le faire avec l’OL. Quand tu remportes un titre, tu te dis que tu as tout donné pour le foot  et que tu es récompensé.   Tu es fier de ton travail…

Pour finir un petit tweet du numéro 15 rhodanien qui démontre une fois de plus son implication, il s’est même excusé sur twitter auprès des supporteurs lyonnais pour la défaite en Coupe de France contre Épinal.

 

Décidément Milan, il est irréprochable, presque trop. On espère que ça va continuer mais c’est le genre de joueur qui n’aime pas décevoir, qui est constant dans les  performances. Réellement ce joueur est une bonne pioche pour l’OL qui n’a investit que 3  millions d’euros pour arracher  le défenseur du PSG le plus constant de la saison dernière.

 

Benoit Drevet

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Adeus Michel !